mardi 6 janvier 2009

Jour 477 - un look de cochonne

Une fois n'est pas coutume, un soupçon de style avec cette merveilleuse Pénélope au nez de cochon... Colorée, malicieuse, légèrement anachronique...

La panoplie :



Repetto - Collection Charle IX Modèle Gitane - Talon : 7cm - 170 €
Topshop - Doubled ruffled collar coat - Navy Blue - 95 £
Phantaisy.com - Collants verts - 7,80 € (Pour un vert plus clair, allez faire un tour chez Xanaka).
Antoine & Lili - Flora veste - 125 €

mercredi 24 décembre 2008

Jour 464 - Jésus, tu tombes à pic

Viens donc prendre part au débat ! On parle de toi et de chocolat...

Le chocolat - Jonnhy Depp /Juliette Binoche - 2000

Il de date pas d'hier celui là non plus... Pourtant il sacralise tout ce que j'aime d'un film à l'approche de Noël, emmitouflée au fond du canapé, ma tasse de thé à la main.

L'histoire se passe un peu avant, assez loin en tous cas pour que l'on y retrouve ces beaux plans clairs-obscures, ces couleurs profondes et la chaleur d'un petit village de vieilles pierres en hiver. Le chocolat raconte l'arrivée d'une mère et sa fille dans une communauté sclérosée par ses principes, qu'elles vont se charger de ramener à la vie, grâce au puissant pouvoir du chocolat. Une histoire qui parait insignifiante, d'autant plus qu'elle est traitée de manière gentillette (mais là encore, je préfère ça plutôt qu'un documentaire à la Michael Moore pour la période !).

Pourtant, elle soulève un débat intemporel : celui de la religion et de son interprétation. Les images racontent comment les valeurs prônées par les croyants sont bien souvent les plus respectées chez les athés (ou du moins les moins pratiquants), qui gardent toute clairvoyance pour vivre de bon sens et non de règles qui mènent à l'absurdité. Il est difficile de forger sa conscience sous le poids des bien-pensants, et encore plus difficile, une fois la tâche accomplie, de ne pas sentir une irrésistible envie de les entraîner dans cette paix solitaire. Bien souvent, on y renonce parce que la liberté récompense allègrement le combat. Mais le chemin est long et tortueux, parce qu'il s'écrit jour après jour dans la réflexion et l'introspection, alors que celui de la religion est tracé, jonché de repères, de responsables et de coupables. Ecrire sa propre version du bien et du mal est toujours plus laborieux que de la lire, et l'assumer reste à mes yeux une des plus grandes vertus de l'homme, pour peu qu'il ait fait le choix de la liberté.

Ce film aura le défaut de ne parler qu'à ceux qui ont fait ce choix, parce qu'ils seront en mesure de l'entendre, mais après tout, c'est déjà beaucoup. Une énième façon d'illustrer Rabelais et son "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" ...

Très Joyeux Noël à tous !

lundi 22 décembre 2008

Jour 462 - Dernière ligne droite avant Noël

On a vu ces dernières années des cadeaux "super market'" envahir les rayons de nos grandes librairies. Des titres toujours plus ingénieux "Je ne savais pas quoi t'offrir alors je t'ai offert ça", "petit livre pour une maman", "à offrir à un super papa", qui se vendent certainement parce qu'il touchent les acheteurs en plein dans le mil', mais dont le bénéfice utilisateur est indéniablement plus faible et très limité.

Parallèlement, le marché du "séjour clés en main" explose avec les diverses boîtes cadeaux déclinées sous toutes les formes possibles. Un très beau concept, qui répond à la perfection à notre manque d'inspiration évident. Oui, seulement une smart box, ça s'offre une fois, deux fois... Et après ?

Et bien il semble que cette année, on se soit vraiment bougé pour proposer de belles idées cadeaux ! Très impressionnée par ma rapide virée chez Virgin, je me devais de vous faire un petit rapport des idées qui feront plaisir à coup sûr sous le sapin. Attention, c'est surtout le rayon cuisine qui déménage, alors à ceux qui ne font pas la différence entre un oeuf dur et un oeuf au plat, il est temps de s'y mettre !

Dans ma hotte, si j'étais vous, je mettrais :

Un kit pratique

L'un de ces coffrets qui comprennent les recettes et les ustensiles nécessaires à leur réalisation. Un kit très pratique pour les cuisiniers obsessionnels chroniques qui s'obstinent à réaliser de beaux mets ponctuellement, mais qui n'ont jamais tout ce qu'il faut sous la main au moment où ils décident de passer à l'action.
Si je vous conseille particulièrement le modèle macaron, sachez qu'il existe également"dîner au verre" et "dîner à la cuillère".
Hachette Pratique - 19,90€ pour les macarons, 15€ pour les autres modèles.

Un zeste d'interdit


Ce coffret qui donne envie de s'adonner à la cuisine au rythme des 7 péchés capitaux. 7 notions qui s'accordent à la perfection avec le monde culinaire : vite fait pour la paresse, aphrodisiaque pour la luxure... 7 livrets qui ne manquent ni de charme ni d'imagination et un coffret qu'on mettrait bien en déco pour réveiller l'assiette en porcelaine de mémé.
La cuisine des 7 péchés - Editions First - 34€90


Un bel objet

Une jolie bibliothèque des vins, des pâtisseries ou des plats ravira toute femme qui se respecte. Casanière et cuisinière ou working girl, elle saura apprécier la diversité des recettes et la beauté de l'objet. Le must : un petit carnet de recette assorti planqué dans le tiroir !
Petite bibliothèque cuisinière, Petite bibliothèque pâtissière ou
Petite bibliothèque des vins - Editions Larousse - 20€90

Une double dose de rire


Ah Pénélope... Je ne m'étendrai pas une fois de plus sur les talents de notre illustratrice parisienne, sachez seulement qu'un concentré de bonheur est disponible dans ce coffret qui rassemble ses 2 BD : Joséphine et Ma vie est tout à fait fascinante.
Pénélope Bagieu - Editions Gawsewitch - 30€


Parce que les blagues de nenettes ne seront pas forcément du goût de messieurs, mais que ce n'est pas une raison pour ne pas les dérider, je suggère...



Tout le talent du Canard pour rire aux éclats des travers de la Ve République ! Là non plus, je ne détaille pas, on connait...
Le canard enchaîné - 50 ans de dessins - 69 €

Saupoudrez le tout par un filet de suspens


Un ouvrage qui a de quoi remettre nos ados les plus coriaces à la lecture. Véritable livre-objet, l'envie de connaître la suite se fait irrésistible dès la couverture, à l'intérieur de laquelle se trouve une enveloppe qui renferme toutes sortes d'indices. Le livre est un journal intime laissé là avant la disparition de son propriétaire. Jouant tant sur le mystère que sur l'interdit (la couverture arborant un malicieux "Si tu n'es pas Emma, repose immédiatement ce carnet"), ce cadeau saura réveillé le Scherlock Holmes qui se cache en chacun de nous.
Cathy's Book - Editions Bayard Jeunesse - 15€90

En espérant que ce billet vous filera un p'tit coup de pouce pour les dernières idées à avoir avant mercredi, je me permettrai un petit message personnel au Papa Noël : Cher Père Noël, si tu pouvais m'amener un Iphone je serais très très contente... Si tu n'en n'as plus, ne sois pas inquiet, j'ai aussi tout un catalogue de chaussures à acheter. Je t'embrasse. Papillon.

lundi 8 décembre 2008

Jour 458 - Leçon d'humanité

Il est de ces films que l'on sait qu'on regardera un jour, parce que leur nom ou leur image nous a heurté une fois. Mon histoire avec Les cerfs-volants de Kaboul a commencé derrière une vitrine près du jardin des plantes. Le Best seller de Khaled Hosseini laissait croire à une profondeur certaine, à ces histoires dont on ne sort pas indemne. Ce jour là, j'ai passé mon chemin. Quelques mois plus tard, le film sortait en salle. "Il faut que j'y aille...", je n'y suis pas allée.



Et puis le titre m'est revenu plusieurs fois à l'esprit, il a pris sa place au rang des "choses à faire". Ce soir, j'ai recroisé son nom, ce soir, je l'ai fait. J'ai savouré chacune de ces minutes passées dans ce pays dont j'ai vu les maisons tomber en ruine sur le JT de PPDA.

Alors que je craignais de devenir cinématographiquement frigide, constatant la passivité que m'avait inspirée The Visitor (joli film cependant), les cerfs-volants m'ont arraché de belles larmes, tout comme ils m'ont emmenée voler avec eux sur ces terres arides qui regorgent d'humanité. Deux histoires d'ailleurs, de souffrance et d'hommes pourtant.

The visitor m'avait désarmée, racontant une fois de plus les injustices sociales engendrées par une politique d'immigration médiocre mais dont connait si bien les conséquences, si peu les fondements, et qu'on avale sans même ouvrir les yeux sur la condition de nos voisins (un thème d'ailleurs très bien exploité par Kechiche notamment dans La faute à Voltaire). Désarmée parce que ces choses se jouent à une échelle qui me dépasse et parce que cette jeune fille, sur le siège d'à côté, s'indigne de voir comme il peut-être difficile pour un étranger de rester dans le pays qui est le sien. Sait-elle seulement qu'il y a bien pire ? Sait-elle seulement que la libre circulation qu'elle considère comme innée sur cette planète ne lui est offerte que par son profil occidental ? Il y a trop à faire lorsque l'on n'a pas foi en la nature de l'homme. Je baisse les bras.

Les cerfs-volants ne racontent pas une guerre intouchable dont on ne connaîtra jamais que les amas de pierre sur nos écrans de télé. Ils racontent les hommes et leurs rapports, ils racontent ce qui nous unit ou nous déchire. Ils racontent l'amour, la loyauté et le respect inconditionnels de l'autre. Ils racontent la haine de soi aussi, le remords, la destruction qui leur succède. Parce que les sentiments mis en jeu sont à notre échelle quotidienne, ces images sont poignantes, bouleversantes, je vous invite grandement à le regarder si ce n'est déjà fait, pour cette très belle leçon d'éducation sentimentale que nous livre là
Marc Forster.

samedi 29 novembre 2008

Jour 451 - Trouver son paradis

WAOW.

Tu regardes le fly et sens déjà que les jambes te chatouillent. Ton pessimisme expérimenté te ramène pourtant tout de suite à la réalité : c'est toujours bien à l'affiche, ces soirées, mais jamais à la hauteur de tes espérances.

En plus c'est payant, en plus il y a une heure de queue dans le froid. Tu tiens bon parce que ça peut valoir le coup. Tu penses à l'après, tu espères très fort.

Vestiaire à 5 euros "on ne prend plus les manteaux, c'est plein", 20 min de queue aux toilettes, 20 min de queue à la caisse pour le moindre breuvage. Mais qu'est-ce que je fais là ?

Sonné par le froid, tu reprends tes esprits, et d'un coup, ça sonne comme une évidence. Il y a des sourires partout autour, et là, devant toi, des marches illuminées qui t'appellent à descendre sur le dancefloor déchaîné par le premier cri de Jamie Brown.


Oublié le froid, oubliée l'attente, c'est ailleurs. Tu étires tes zygomatiques, la transe commence. Ici c'est chez toi. Chaque note unit un peu plus les 200 corps en mouvements dans ce bonheur surpuissant que tu n'es même pas sûr de pouvoir supporter. A la fin de chaque chanson, c'est un sentiment de trop peu qui se fait éclater par le joie de la suivante qui commence. Ce moment où tu vas généralement t'assoir pour attendre la prochaine musique qui te plaira n'existe pas ici, c'est une ascension perpétuelle, c'est un nouveau partenaire à chaque danse que tu parirais connaître depuis toujours. Chaque union est parfaite, chaque danse réglée comme du papier à musique.

C'est toute l'ampleur du pouvoir de la musique qui s'affiche dans ces 200 sourires.

A 6h pourtant, alors que ton corps appelle la suite, on t'invite à reprendre le cours du temps. Bye bye l'Eden, bonjour les rues de Paris. Ecouteurs sur les oreilles, il ne fait plus froid dehors, tu pourrais réchauffer un pays entier, la vie est... Belle !

Ce qui est sûr, c'est qu'on recommence samedi prochain ! D'ici là, une petite playlist pour rêver... -> J'ai fini par l'effacer ne supportant plus de l'entendre se lancer automatiquement..

Le Djoon. 12 eur. l'entrée.
22, bld Vincent Auriol 75013 Paris.
Métro 14-Bercy ou 6-Quai de la gare
01 45 70 83 49

Prochaine soirée Motown en vue : samedi 6 décembre

vendredi 21 novembre 2008

Jour 444 - Profiter de la vie culturelle

Tout cela part de LA bonne idée. Rat ayant eu la très bonne initiative de me traîner voir un ballet pour mon anniversaire. "Trainée" parce que j'adore la danse, mais mon rapport à l'organisation fait qu'il m'est impossible de décider 2 mois à l'avance de prendre des places pour autre chose qu'un concert de Freddie Mercury (ce qui arrive rarement du coup).

Les rangées pourpres qui font face aux immenses rideaux noirs, le son des violons qui fissurent tout à coup de silence, je suis heureuse de retrouver ces sensations. Puis, la surprise, l'ironie du sort, le message subliminal ?... Le président de Groland fait son apparition pour poser les bases : "C'est l'histoire de François et Françoise. Françoise aime François, mais François ne la voit pas, puisque Françoise est l'ombre de François." Déstabilisée, la rêverie reprend ses droits lorsque le premier corps se roule sur les notes des cordes majestueux. Les ombres se jouent des lumières, les tissus légers et plissés cachent cachent les corps en mouvement. En parallèle cette magie qui désarticule les hommes dans la plus grande fluidité du son, et cette très belle mise en image de la réflexion autour de l'ombre et son sujet.

Riche de sens, d'esthétisme et de rires, aussi, Découflé offre dans Sombreros un très bel éventail des possibilités offertes par le ballet contemporain. On ne niera pas certaines longueurs sur la fin, mais elles sont largement excusées par l'énergie mise dans la recherche de procédés visuels qui étonne le spectateur à chaque nouveau tableau. Je ne saurais que vous conseiller d'y aller pour réchauffer vos sens en ces longues soirées d'hiver...

Sombreros au Théâtre National de Chaillot, c'est jusqu'au 13 décembre 2008.
Tarif hors réduction : 27,50 eur.

mardi 18 novembre 2008

Jour 441 - Encore une victoire de Pénélope

"Le Parisien, mieux vaut l'avoir en journal", certes. Dans un sens, ce n'est pas faux, mais il peut aussi avoir de l'idée ou un jolicoeur ! Oh, elle est facile, je le sais, mais que voulez-vous, ça m'irrite de savoir que les blogueuses qui me font travailler les zygomatiques tous les jours se font régulièrement attaquer sur leur propos trop parisiens, dixit Margaux Motin. Aloooooors...

Laissez-vous tenter par cette très belle initiative de Pénélope, qui nous a ouvert un site exprès pour afficher plein de nouveaux talents tout en récoltant des sous pour la Croix Rouge !


Le principe est très simple. Mode d'emploi : tous les jours, rendez-vous sur le site. Rigolez devant une nouvelle planche BD. Ca y est ! Vous venez de faire un don pour le Noël d'un enfant. Sans blague ! Mais oui, votre CB est intacte, votre seule visite aura suffit ! Ah, il fallait y penser hein ? Encore une victoire de Pénélope... Allez, filez, promouvez mes amis, c'est par là : monbeausapin.org

jeudi 13 novembre 2008

Jour 437 - ou quand Jimi Hendrix est mort


J'aime mon travail. Je m'y rends avec le sourire, et mes meilleures journées sont celles dont je ressors en plein fou rire. Et, croyez-moi, cela arrive !

Avoir la tête dans le guidon ? L'expression n'est pas à prendre à la légère. Une bonne dose de stress, un combiné qui a la décroche facile et les âneries les plus drôles sont à portée de main.

18h30, acharnée sur un problème de plusieurs heures, les téléphones qui chantent à tue-tête et en polyphonie. Tout le monde attendra, je mélange tout, la fée clochette se fait prendre par Marc Dorcel qui mange des piccolini halte, stop, tous les clients zoukent dans ma tête. Riiiiiiiing ENCORE, cette fois-ci, le nom de ma DG s'affiche. Je vais rire ou pleurer, c'est sur, il n'y a pas de demi-mesure et c'est pour ça qu'on l'aime. Cette fois-ci pourtant, ce sera les deux.
"Moi : - oui ?
Elle : - Le site est hyper bien positionné sur Jimi Hendrix, pourquoi est-ce qu'on n'a pas fait une news pour annoncer sa mort ? Que fais-tu, ça vient de tomber !!!"
Moi : Clochette et Marc arrêtent de partouzer pour un instant - "Bah, c'est pas trop dans la cible, mais tu as raison, c'est hyper craignos, j'appelle tout de suite les rédacteurs !"
Sans réfléchir, je compose mortifiée le numéro de ma rédactrice musique, mes doigts s'emmêlent, l'adrénaline est à son comble.

Puis... Parce que quand même, on a TOUJOURS de bons réflexes dont on ne se croyait pas capable...

Je vais regarder les infos que notre site contient sur ce bon vieux Jimi...

Lorsque, en tapant son nom, mes neurones se décident à communiquer et à ressortir du tiroir musique de mon alambique cérébral : "Jimi Hendrix, mort dans les années 70"...

Je ne comprends plus, son nom est dissonant, les dates se mélangent, j'ai mal compris ?

Je reprends mon téléphone la queue entre les jambes pour rappeler ma DG...
Moi : "-Heu... Allo ?... Dis moi, est-ce qu'on a une nouvelle base-line du type "L'actu, 40 ans plus tard ?" OU TU DEBLOQUES COMPLET ?"

Silence radio... Elle pleure déjà de rire alors que les larmes se pointent à l'orée de mes cils. La tension éclate en gloussements, nous rions à gorge déployée de ces situations burlesques auxquelles notre course au scoop donne parfois naissance.

Pour info quand même, Jimi Hendrix est bien mort en 70, c'est son batteur, Mitch Mitchell qui s'est éteint aujourd'hui, de causes naturelles apparemment.

jeudi 6 novembre 2008

Jour 430

Pour une fois... Je crois que j'avance ! L'alambique ultra tarabiscoté que l'on nomme plus simplement cerveau a ses humeur, et comme un enfant, il nous soumet à ses caprices et ses poussées de croissance. Alors que je m'étais faite à l'idée d'observer sa lassitude l'engourdir peu à peu, le voilà qui nous fait une petite révolution !

Monsieur en a assez et souhaite se manifester ! Il se fait peur, il se protège, il se bouscule mais il m'impressionne ! Il m'apprend à lui faire confiance, il m'autorise des humeurs, il oublie peu à peu la signification du terme "aphone"... Il comprend peu à peu que la justesse n'est pas dans le déni. Il m'autorise enfin, à être terriblement en colère, terriblement touchée ou emballée.

Je peux enfin dire qu'un acte est ignoble, je peux malgré tout ne pas haïr tout son contexte, je peux enfin arrêter de t'excuser perpétuellement de tes faiblesses, je peux enfin te dire "merde" et ce soir, ça sonne comme une libération. Sans amertume, et même avec amour, parce qu'il y a tout ça dans mon alambique.

mercredi 5 novembre 2008

Jour 429 - Bridget est dans la place

Je me fais livrer la pizza la plus calorique de tout les prospectus trouvés dans ma boîte aux lettres, je m'avachis par terre adossée au canapé, télécommande à la main. Je m'empiffre, du gras plein les doigts, devant une série américaine. Il n'y a que moi moi et moi, de toute façon, tout est nul, ce monde ne tourne pas rond, je n'ai jamais vu un flingue, il y a la guerre des gangs aux USA, il y a des éthiopiens qui meurent de faim sur mon écran LCD, il y a des gamines qui manquent d'hélicoptères pour voyager avec leurs copines quand il me manque 200 euros pour m'acheter les chaussures de mes rêves et la moitié de la planète qui s'est levée en pleine nuit pour voir l'élection du premier Président noir des Etats-Unis d'Amérique. Je suis fatiguée, je boude et c'est comme ça, mais comme ça fait du bien...