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lundi 16 février 2009

Jour 507 - Tourner la page

Combien sommes nous à savoir tourner la page ?...

Ne pas attendre qu'elle s'efface au point qu'on ne puisse plus la lire, ne pas superposer les textes jusqu'à ce que les lettres s'étouffent, ne pas passer au chapitre suivant au souffle du vent, ne pas sauter les lignes pour ne rien avoir lu... Comprendre chaque mot, imager chaque phrase, vibrer pour chaque métaphore, et laisser raisonner chaque allitération jusqu'à ce que le texte fasse sens, dévoilant à chaque ligne les traits de son passé comme de son futur. Puis, à cette minute même où l'on sent se l'être approprié, tout remettre en question, se sentir prêt à continuer quoi qu'il arrive, en sachant que la suite peut-être des meilleures comme des pires, déceptive ou surprenante. Tourner la page, c'est tout remettre en branle pour avancer, c'est croire que si certains détails nous auront échappé, les grandes lignes seront assez solides et droites pour que l'histoire ne déraille pas. C'est avoir confiance en l'inconnu parce que peu importe les écrits, le lecteur reste le même et, à chaque page qu'il tourne, il construit sa lecture, jusqu'à en devenir auteur...

mercredi 5 novembre 2008

Jour 429 - Bridget est dans la place

Je me fais livrer la pizza la plus calorique de tout les prospectus trouvés dans ma boîte aux lettres, je m'avachis par terre adossée au canapé, télécommande à la main. Je m'empiffre, du gras plein les doigts, devant une série américaine. Il n'y a que moi moi et moi, de toute façon, tout est nul, ce monde ne tourne pas rond, je n'ai jamais vu un flingue, il y a la guerre des gangs aux USA, il y a des éthiopiens qui meurent de faim sur mon écran LCD, il y a des gamines qui manquent d'hélicoptères pour voyager avec leurs copines quand il me manque 200 euros pour m'acheter les chaussures de mes rêves et la moitié de la planète qui s'est levée en pleine nuit pour voir l'élection du premier Président noir des Etats-Unis d'Amérique. Je suis fatiguée, je boude et c'est comme ça, mais comme ça fait du bien...

vendredi 31 octobre 2008

lundi 22 septembre 2008

Glisser vers l'hibernation

J'ouvre un oeil, il fait tout noir. Laissez-moi encore rêver un peu. Je cours dans mon bain, je me recroqueville sous la douche, trop froide, trop chaude. Je regarde mon armoire, ça déborde mais je n'en veux plus, samedi, j'irai faire les boutiques. Le nez dehors, qui cherche un abri dans mon foulard, les gens qui marchent vite, le gris qui dégouline sur les couleurs des vitrines. Les cheveux en bataille, tapis entre la laine et le cuir, un air de musaraigne qui se faufile dans les couloirs du métro.

Se blottir dans un café, avoir envie de thé. Raconter des histoires, refaire le monde, se dire qu'on s'aime, et s'imaginer ce qu'on fera après.




On the sunny side of the street en toute intimité, le rouge qui teinte les joues, envie de crêpe, assise dans le velours sous une voûte de pierre, une lumière orangée réchauffe la peau. Voir la vie en sépia-brun, regarder passer des vieilles voitures, des femmes engoncées dans leur manteau col claudine, les cheveux encore tout marqués de bigoudis, entendre le claquetis de leurs talons sur les pavés, s'émouvoir de l'élégance de l'homme qui leur ouvre la porte. Fixer le coeur du tuba et attendre qu'il en sorte la fumée enchanteresse du tabac qui se consume, enlaçant l'homme accoudé au bar qui savoure son bourbon, celui qui bat du pied avec alégresse, hissé sur son tabouret, celle qui charme derrière la dentelle de son chapeau. L'harmonie des sons qui accompagne l'ouverture et la fermeture de la porte.

Des broderies fines plein la tête, l'esprit strié aux petits carreaux, fouler le pavé au rythme de fred Astaire, regarder le reflet des lumières sur la Seine. Mains ligotées dans les poches, le nez tout rouge, enfoui dans une écharpe, se parler de littérature, se raconter une époque que l'on n'a pas connue. Ne plus s'écouter, se regarder. Serre-moi tout contre toi.

Pssssst ! Paris, je crois que l'hiver frappe à notre porte.

jeudi 18 septembre 2008

Et maintenant

Avoir envie de se lever tôt,
Ne pas voir sa journée passer,
Prendre une heure pour penser à soi,
Etre satisfait du travail accompli,
Avoir envie de parler avec chacun,
Réapprendre à dire bonjour,
Etre disponible pour écouter,
Sortir,
Discuter,
Rigoler,
Ne rien attendre,
Rentrer tard en titubant,
Et avoir hâte d'être à demain pour tout recommencer.

C'est simple, de vivre.

lundi 15 septembre 2008

L'antidote

Et c'est reparti...




Assise là, la clope au bec, l'estomac crevé à la caféïne, écoute... Il y a toujours une musique plus forte que le reste pour t'attraper et te dire "Hey, mais qu'est-ce que tu fous là ? Just enjoy !". C'est celle qui te fait hocher la tête, qui te chatouille l'épaule et qui te renverse le sourire. Tu te lèves, tu jettes un regard plein d'affection derrière toi, tu dis au revoir au passé, bonjour à demain et ton baluchon sur le dos, tu pars construire ailleurs.

Cette fois ci,
Ça f'sait 1, 2, 3, Pretty mama
4, 5, 6, I miss you
7, 8, 9, Cannot get enough
10, 11, 12, I ain't got the blues...

vendredi 12 septembre 2008

mercredi 10 septembre 2008

Mais... J'aurais donc encore mon propre cerveau ?

On se tait pendant des mois, on se persuade de n'avoir rien à dire parce que de toutes façons on ne sait plus ce que l'on pense. Et puis un jour, une variante dans le contexte et les mots vous reviennent, on se surprend à avoir un avis et à avoir envie de le partager, juste comme ça. Ca n'enlève rien à l'écoute ni à la réflexion, ça donne juste envie de rebondir et d'en discuter encore. C'est simple, bête et méchant mais ce soir, j'ai retrouvé ma langue...
Certaines questions s'imposent.

mardi 1 juillet 2008

La relève


On en reparle...
Delacroix - La Grèce sur les ruines de Missolonghi -1826
Huile sur toile - 209 x 147 cm
Musée des Beaux-Arts - Bordeaux