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vendredi 12 septembre 2008

dimanche 27 juillet 2008

Ca brûle, je vis

Je voudrais vous parler des milliers de choses qui me fascinent, je voudrais pouvoir vous entrainer dans mes délires créatifs, dans les frasques de mon imaginaire, dans ce qui me fait rire, dans ce qui me passionne... Pourtant en ce moment je n'y arrive plus parce que j'ai besoin chaque jour d'expulser ce qui me fait violence, et rien d'autre que L'Autre ne peut me faire violence.

Rubens - La chute d'enfer des damnés
Huile sur toile 225x288 cm - 1620

Peut-être trouvez-vous cela triste, mais pour moi c'est un choix. Ayant conscience de mes faiblesses sur ce terrain là, j'ai choisi de les laisser être plutôt que de les combattre, pour mieux m'appuyer ailleurs. J'ai édifié une forteresse autour de mon coeur, tout y est stabilité, volonté, il y a là de quoi supporter même un peu de la détresse étrangère mais la cour centrale n'est qu'un vaste puits où je laisse en ébullition mes sentiments. Plus ils menacent de jaillir au delà de mes murs, plus je construits haut. Je suis plus à l'aise quand je fais ma ronde sur ma sentinelle de pierre, évidemment, la lave me terrifie, elle brûle mais jamais je n'éprouve plus grande vie que lorsqu'elle fait mal ou qu'elle me chauffe de ses grands jets pourpres.

Description d'une banalité affligeante me direz-vous, et vous aurez raison. Mais une fois de plus, j'expulse, je m'écris, je ne cherche pas à vous apprendre.

mardi 22 juillet 2008

Extrait d'un tout

My name is Hallam Foe

Chuuut... Tu te nourris de sa présence, tu l'observes tapis dans le noir parce que ça suffit à ton bonheur, parce que quand il est à portée de vue, il peut vivre dans ta tête. Tes rêves te donnent des ailes, tu figerais le temps pour vivre encore dans ces paysages. Ca te suffit et ça te comble, tu n'as pas besoin qu'il te touche parce que tant que tu rêves tu n'as pas mal, parce que s'il te regardait, ce serait si irréel que tu croirais ne l'avoir jamais vécu.

"Pince-moi", tu te rappelles ?

mercredi 16 juillet 2008

Et puis zut !

J'ai envie de rire autant que de pleurer, j'aimerais envoyer valser ce blog quand je vois ce ramassis de tristesse et puis je me dis zut on s'en fiche, quand j'en lis d'autres que je n'aurais pas aimé qu'on efface.

C'est la valse dans ma tête, idées et sentiments sont à la fête, fatigué de s'épancher sur son sort, le comité des torts s'est dit qu'il était temps de faire quelques claquettes.

Toutes les couleurs pour mon p'tit coeur ce week-end, et comme c'est peut-être trop, il s'est accordé un peu de repos. Ironie et légéreté l'ont relayé pour venir vous raconter...

- Aïe, aïe , aïe ça pique, ça fait mal, mais je m'en moucherais encore de bonheur, parce que... J'étais bien, vraiment.

- Ca fait du bien de n'en faire qu'à sa tête et puis tant pis pour le reste.

- Je grandirai un jour mais laissez-moi encore faire des bêtises, parce que même si ça fait peur, ça fait beaucoup de bonne humeur...


Ce matin j'ai pris le bus. Il faisait beau. Je portais ce dont j'avais vraiment envie. C'était simple. Il a fait beau toute ma journée.

mercredi 2 juillet 2008

Tout vient grillé à qui sait passer


Une fois de plus. Ces choses qu'on n'espère plus parce qu'on pense en avoir fait le deuil nous rattrapent TOUJOURS. Combien de fois ai-je souhaité que la conviction que je mets en cette phrase soit si forte que je n'en doute jamais plus ? Elle m'apparaît indubitable, pourtant demain déjà, elle sera loin.



Je me suis battue des années contre les murs, j'ai cherché à comprendre, j'ai cru dire ce que qui n'a jamais été entendu. Recherches vaines à l'extérieur, j'ai creusé dedans... Creusé, creusé jusqu'à faire le vide, celui où je pourrais me perdre.

J'ai attendu l'échelle, elle ne vient jamais. Heureusement. Comme d'habitude, j'ai tout comblé, très vite, pour pouvoir remonter. Et creuser, encore. On croit panser ses blessures par le temps de l'oubli, mais c'est à peine si on les masque. On ne les regarde plus, on va se mutiler ailleurs. Et puis un jour, le remède se pointe, alors même qu'on n'en voit plus l'utilité. On se dit pourquoi pas y retourner, ça ne fait plus mal. On se casse la gueule sur notre pansement de fortune et peu à peu, le remède comble la plaie. On réalise combien la guérison est libératrice.

Alors, un sourire ému aux lèvres, on regarde les "si" se battre pour réinventer l'histoire de ce moment dont les ratures ont fait le présent. Les larmes coulent, c'est chaud, c'est bien, ça part, enfin.

On bannit celui qui a choisit d'appeler "mystère" l'ensemble des réponses perdues en soi qu'on n'a pas su où chercher, on se promet que la prochaine fois, on se dira. On ouvrira les yeux, on se rappellera et on saura.

Serein, on se retourne et on repart.

Nouveau chantier, nouveaux outils, on pourrait construire plutôt que de détruire ? Oui, mais... Si cette fois-ci, c'était différent ? On va peut-être remettre le mot mystère dans le dictionnaire.

Finalement, tout vient à point.

mercredi 28 mai 2008

Le 20 mai

Le 20 mai, c'est ma fête.
Le 20 mai, c'est le jour où mon tout premier amour m'a quittée.
Le 20 mai, ça fera quatre mois.
Le 20 mai, son corps chétif s'excusait d'être là, sa voix n'ayant pu se déplacer seule.
Le 20 mai, c'était simple et ça sonnait juste bien, plus comme nous.
Ce 20 mai, je me suis prise par la main, et pour la première fois, on est parties.

jeudi 15 mai 2008

MAI

Déménagement. 9 mois ont passé. 9 mois, interminables pour une mère et pourtant si courts pour créer de toute pièce un petit être. Paris, tu m’as eue avec tes airs suffisants, ta mauvaise tête des jours de pluie. Sous couvert de ton indifférence, volant le temps, m’accordant ça et là d’entrevoir tes attraits, tu as tout de ces fins charmeurs qui hantent ma vie. Je n’ai rien vu, et pourtant me voilà prisonnière de tes lumières, de ta grandeur, de tes vitrines, de tes excès. Comme eux, tu m’as fait lâcher prise, je te veux comme je te déteste, je cours parce mon cœur l’ordonne, mais ça me tue, je me perds dans l’illusion que je construis. Pernicieux, tu oses jour après jour, me faire croire un peu plus que la folie de ton quotidien s’appelle réalité, tu minimises l’existence des autres pour ne laisser place qu’à ton caractère de chien, tes caprices, tes infâmies. Tu me déséquilibres, me bouleverses me maltraites mais malgré moi, tu t’es rendu indispensable.`

Les êtres qui t’animent sont faits de ta chair, et aussi puants qu’ils soient, aussi mornes et fades qu’ils paraissent, une morsure et c’est trop tard… J’ai baissé la garde un instant, et son poison coule dans mes veines, je le déteste, je le tuerais, il me répugne mais je reste. Je ne suis plus moi, attachée par la haine, effarée par ses grands yeux noirs, il est de la pire espèce qui soit, il est ode au sadisme. De la pire espèce parce que comme toi, il sait jouer de son mystère pour trahir ou encenser son image. Pétrifié dans son filet d’insanités, il s’est résigné à y construire sa vie, la volonté (pour peu qu’elle ait existé) a laissé place à la complaisance, il observe de sa cage les passantes qu’il choisira pour caresser la toile de son malheur. Puis, un jour, comme moi, elles repartiront, plus ou moins marquées par la douleur des cordes qui les auront retenues là trop longtemps. Libres, elles jureront de ne plus s’approcher de ces filets de maille… jusqu’à la prochaine fois.